via journaldunet.com
Enchères inversées, co-production, achats groupés, appels d'offres... De nombreux modèles économiques ont vu le jour ces derniers mois parmi les sites marchands qui cherchent à se démarquer auprès des cyberacheteurs. Sélection.
La "rush-billetterie" : 2HeuresAvant.com
Le site 2HeuresAvant.com s'est lancé en juin 2010. Il propose tous les jours à 18 heures (13 heures le weekend) une offre de spectacles pour le soir même, ceci à des prix cassés de - 50 % à - 75 %. L'utilisateur n'a plus ensuite qu'à imprimer sa contremarque afin de la présenter sur le lieu de l'événement.
Pour son lancement, la "rush-billetterie" de Delphine Farouz a reçu le soutien financier de plusieurs business angels : Oleg Tscheltzoff (Fotolia, Amen), Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel), Stéphane Boukris (FaisMesDevoirs), Eric Bennephtali, Jérôme Balmes et Jonathan Zisermann (Mediastay-Kingolotto) et Sacha Doliner (Pixmania/MyPix).
La coproduction : Ledito.com
Adaptant le modèle de Mymajorcompany au mobilier, Ledito.com est un site de co-financement de projets de designers. Les membres du site investissent dans les projets qui leur semblent prometteurs et lorsque la somme de 3 000 euros est atteinte pour un projet, Ledito.com fabrique et commercialise le meuble. Chaque internaute ayant investi dans ce meuble peut l'acheter à - 20 % et touche des royalties pendant 10 ans. Lancé début 2009, Ledito.com vise l'équilibre courant 2011.
Début 2010, le belge Sandawe.com a aussi opté pour la coproduction : des dessinateurs de BD présentent leur travail afin d'inciter les internautes à participer au financement de leurs albums.
La billetterie d'occasion : Zepass.com
Zepass.com est une plate-forme spécialisée dans la revente légale de billets d'occasion, conçue pour les internautes qui ont acheté un billet (train, concert, spectacle, sport, loisirs...) mais ne peuvent plus l'utiliser. Les acheteurs ont, eux, la possibilité de trouver des billets moins chers, ou épuisés sur les autres canaux. En mai 2010, le site a lancé un service de tiers de confiance permettant de sécuriser les échanges de billets : le paiement n'est reversé au vendeur qu'à l'instant où l'acheteur confirme avoir reçu le billet commandé. Un service de médiation est prévu en cas de litige.
La bourse d'échange Viagogo fonctionne sur le même principe et permet la mise en vente à prix fixe ou par enchère.
Le tiers de confiance du troc : Trocminute.com
Trocminute.com se spécialise dans le troc d'articles mode et décoration. Les utilisateurs définissent en points la valeur des articles dont ils ne veulent plus, selon un barème prédéfini. Lorsqu'il a assez de points sur son compte, le "demandeur" fait une demande de troc. Si le "receveur" (de cette demande) l'accepte, les points correspondants sont bloqués sur le compte du demandeur le temps d'effectuer la transaction. Le receveur a alors 10 jours pour expédier l'article, puis le demandeur 10 jours pour confirmer la réception. Le compte du receveur est crédité et celui du demandeur débité du nombre de points défini pour l'article.Une formule d'abonnement payante permet les trocs illimités et la promotion des articles sur le blog et la newsletter du site.
Ventes live et enchères à la baisse : Sokoz.fr
Créé en 2007, Sokoz est un site français d'enchères inversées. Lorsqu'une vente démarre,le prix du lot proposé baisse rapidement.L'internaute clique lorsque le prix affiché lui convient. Le prix baisse jusqu'à ce que le prix de réserve soit atteint ou que toutes les unités soient écoulées. Les ventes sont annoncées 48 heures à l'avance.
Wonderprice.com suit un principe similaire. Les prix ne baissent pas en continu mais toutes les heures, jusqu'à épuisement des stocks ou atteinte d'un prix plancher. En revanche,l'utilisateur qui a cliqué ne paie que le prix le plus bas atteint à la fin de la vente. Il clique donc pour être sûr de ne pas risquer la rupture du stock, dès qu'il estime le prix raisonnable.
L'acheteur crée un appel d'offres : Cosidays.com
Ouverte au début de l'été 2009, la place de marché touristique Cosidays met en relation clients et voyagistes. Les internautes y rédigent leurs demandes de voyages à la façon d'appels d'offres, auxquels accèdent les professionnels abonnés au site. Ceux-ci peuvent alors proposer aux internautes des offres personnalisées, la mise en contact étant payante.
Spécialisé dans la vente de voitures et scooters, Kidioui pousse ce principe encore plus loin.L'acheteur renseigne le modèle exact qu'il souhaite acquérir et les concessionnaires du réseau Kidioui enchérissent à la baisse.
Le social shopping : ClubDeal.fr
Calqué sur le modèle de social shopping de l'Américain Groupon, le Français ClubDeal s'est lancé le 15 juin à Paris et sera étendu à d'autres villes à la rentrée. Chaque jour, une offre (produit, loisir, restaurant, service...) est proposée avec une réduction importante. Si un nombre suffisant d'internautes y souscrivent, la transaction est validée.
Le site affiche en permanence le nombre de personnes manquantes pour valider le deal en cours. Les internautes sont incités à aller les chercher sur Twitter ou Facebook. Le lendemain, ClubDeal reverse 50 % du produit de la vente au commerçant. Il lui reversera encore 35 % environ lorsque les clients auront confirmé leur satisfaction.
L'achat groupé : BernardTapie.com
L'achat groupé en ligne a vu le jour au début des années 2000, pour rapidement péricliter. Revenant aujourd'hui sur le devant de la scène e-commerce,il dispose désormais d'une arme de choc : les réseaux sociaux. Le principe reste toutefois le même qu'avant, puisqu'il s'agit de rassembler un maximum d'internautes intéressés par un même produit pour négocier une ristourne auprès du vendeur.
Lancé fin mai, BernardTapie.com a la particularité de proposer des offres dans de nombreux domaines au delà de l'e-commerce classique : automobile, énergie, télécoms, crédit... De nombreux autres acteurs s'essaient à ce modèle économique, comme le site de commandes groupées DiscounTeam.com.
La vente de biens virtuels : Playfish
Estimé à 1 milliard de dollars en 2009, le marché américain des biens virtuels devrait dépasser 1,5 milliard de dollars en 2010, dont 835 millions pour le social gaming, d'après le cabinet Inside Network. En Chine, la vente de biens virtuels en 2009 aurait même représenté plus de 4 milliards de dollars.
Les biens virtuels s'achètent en particulier dans le cadre d'un jeu sur un réseau social (par exemple sur le jeu Farmville développé par Zynga), ou encore d'un MMORPG de type World of Warcraft (qui commercialise à 20 euros un "palefroi céleste"). L'un des grands éditeurs de biens virtuels est Playfish, numéro 2 des jeux sociaux derrière Zynga. Playfish a été acquis par Electronics Arts en novembre 2009 pour 400 millions de dollars.
L'agence immobilière low cost : Drimki.fr
Créée par des anciens de Kelkoo, Yahoo et TradeDoubler, l'agence immobilière en ligne Drimki a importé en 2008 en France le modèle économique de l'Américain Zillow. Les vendeurs y publient des pré-annonces afin de tester l'intérêt des acheteurs pour leurs biens. S'ils sont convaincus par les marques d'intérêt envoyées par les acheteurs, ils signent un mandat de vente exclusif avec Drimki. La plate-forme les met alors en relation avec les acheteurs via deux agences immobilières partenaires. Lorsque la vente est réalisée, Drimki et les deux agences se partagent une commission comprise entre 3 % et 4 % du prix du bien.


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